Vendredi 3 Septembre 2010
11:13
Les Déferlantes -  Le magazine

              

AAH ! LES DEFERLANTES ! : feu d'artifice final signé Madame Moustache et Swing

Voilà c’est fait. La première édition d’AAH ! Les Déferlantes s’est terminée au soir du jeudi 18 mars. C’en est fini des accents qui résonnaient au Train-Théâtre, en provenance de la francophonie nord-américaine : Québec évidemment mais aussi Ontario, Manitoba et Nouveau-Brunswick. Dernier coup de projecteur sur l’ultime soirée, celle du jeudi 18 mars animée par deux formations d’enfer, Madame Moustache et le groupe Swing.



Geneviève Néron, du groupe Madame Moustache
Geneviève Néron, du groupe Madame Moustache
Il est un peu plus de 20h30, en ce jeudi soir, au Train-Théâtre. Un public impatient est au rendez-vous, hélas moins nombreux que ce que l’on aurait pu souhaiter pour une soirée finale des plus festives. Pas du genre chanson à texte à savourer sagement mais des rythmes entrainants qui vous font battre des mains et danser devant la scène ou dans les allées.
Luc Sotiras et Maurice Segall s’avancent sur la scène du Train-Théâtre. Ce sera leur dernière intervention publique, entre bilan et perspective.
Les chanteuses et musiciens du groupe Madame Moustache sont là, à deux pas sur la scène, dos tourné au public.
Dans quelques minutes leur spectacle va commencer. Juste après que le directeur du Train-Théâtre et le directeur artistique aient, une dernière fois, pris la parole. Entre remerciements pour le public fidèle au rendez-vous soir après soir et perspectives pour la prochaine édition …

Quatre perruques bleues, en clin d'oeil à celles portées par l'équipe féminine du Train-Théâtre les soirés de concert
Quatre perruques bleues, en clin d'oeil à celles portées par l'équipe féminine du Train-Théâtre les soirés de concert

Une soirée durant laquelle l’on va dynamiter les codes musicaux, s’échapper des catégories trop bien délimitéeses

Julie Ross ou quand la musique countri s'aventure du côté du métal
Julie Ross ou quand la musique countri s'aventure du côté du métal
Et à peine les deux professionnels ont quitté la scène que Madame Moustache prend imméditament le relais.
Place à un spectacle bon enfant, très rythmé avec un répertoire enraciné dans la musique «countri" : . avec un i comme aime le préciser ce groupe québécois.
Mais ce n’est pas tout, et la soirée réservera bien des surprises aux spectateurs.
Une sacrée soirée durant laquelle l’on va dynamiter les codes musicaux, s’échapper des catégories trop bien délimitées, et offrir à son répertoire de nouvelles couleurs sans pour autant tenir ses racines, son terroir, son accent.
Ce constat s’impose aussi bien pour Madame Moustache que Swing : deux groupes qui ont non seulement eu envie de s’affranchir de leurs racines mais ont mené à bien - et avec brio - leurs projets musicaux.
D’où ce feu d’artifice final conjuguant bonne humeur, envie de faire la fête et nostalgie de vivre avec intensité la dernière soirée de la première édition d’AAH ! Les Déferlantes ! à Portes-Lès-Valence.
Et ce n’est pas tout car un peu plus tôt dans la soirée - avant les concerts de Madame Moustache et Swing - chansons françaises et musiques rythmées avaient déjà résonné dans le hall du Train-Théâtre.
Mission (bien) accomplie par Cindy Foster et Tricia Doire … ou plutôt Cindy Doire et Tricia Foster : ce clin d’œil aux patronymes inversés fait allusion à la complicité tant musicale qu’amicale entre ces deux auteures-compositrices-interprètes de l’Ontario.

Dernières vitrines musicales de Tricia Foster et Cindy Doire entourées par la bassiste Cécile Doo-Kingue et le batteur Olivier Fairfield
Dernières vitrines musicales de Tricia Foster et Cindy Doire entourées par la bassiste Cécile Doo-Kingue et le batteur Olivier Fairfield

Mission accomplie par Cindy Foster et Tricia Doire … ou plutôt Cindy Doire et Tricia Foster : ce clin d’œil aux patronymes inversés fait allusion à la complicité entre ces deux auteures-compositrices-interprètes

Apéritif-concert dans le hall d'entrée du Train-Théâtre
Apéritif-concert dans le hall d'entrée du Train-Théâtre
Oui, les vitrines musicales proposées à Portes-lès-Valence par les deux Ontariennes ont été synonymes de passerelles : l’une accompagnant l’autre, secondées par la bassiste Cécile Doo-Kingue et le batteur Olivier Fairfield.
Lequel n’est pas un homme d’affaires hollandais, contrairement à ce qu’on lui avait laissé entendre en découvrant son look dans un aéroport alors qu’il allait embarquer sur un vol KLM.
Une anecdote des plus anodines relatée par Tricia Foster ? Peut-être moins que l’on peut le croire à priori car avec ce quatuor – deux chanteuses et deux musiciens – il faut vraiment se méfier des apparences.
Au-delà du look des uns et des autres, une évidence s’impose en voyant en et entendant ces quatre talents.
Car ne croyez pas que Cécile et Olivier sont simplement des musiciens accompagnant deux chanteuses de l’Ontario. Eux aussi ont leur univers musical, participant à d’autres aventures
artistiques pour l’un, voire préparant son propre album pour la musicienne originaire du Cameroun et établie au Québec.

Deux personnalités qui n’ont rien à voir avec des chanteuses bien sages derrière leurs micros et leurs guitares

Cindy Doire et Tricia Foster
Cindy Doire et Tricia Foster
Et le public ne s’est pas trompé sur cette fusion entre les quatre artistes, réunis sur scène pour deux vitrines musicales; Et c'est là tout le défi relevé car les spectateurs ont à chaque fois embarqué dans un univers bien spécifique, soir deux répertoires que l'on ne peut pas confrondre : avec Tricia la rebelle au cœur tendre et Cindy la voyageuse sans frontières à la voix rauque.
Tranches de vie vécues ou imaginées, histoires d’amour et de voyages … De quoi donner envie de se procurer les deux derniers albums « Chapeau de pluie » de Cindy Doire et Commerciale » de Tricia Foster… en attendant leurs prochains opus; Des enregistrements qui refléteront encore mieux l’évolution de ces deux voix francophones : deux personnalités qui n’ont rien visiblement pas grand chose à voir avec des chanteuses bien sages derrière leurs micros et leurs guitares.
On a écouté Cindy et Tricia, avec attention et force applaudissements, et on a aussi chanté et dansé sur leurs refrains tantôt rock tantôt doux. Avec pour finir « Cia ciao chérie », refrain chanté ensemble par les deux amies : une chanson sur la rupture offerte par deux voix mélodieuses, une ballade évidemment triste quant au contenu mais proposée avec le sourire.
Et aussi l’envie de revenir un de ces jours à Portes-Lès-Valence. Dans la grande salle par exemple et non plus dans le vaste hall d’entrée, sur la scène aménagée en face du bar. Prochaine étape dans quelques années des deux chanteuses de l’Ontario ? On verra bien.

On se promène tout au long du concert dans divers univers avec cette bande de joyeux drilles, musiciens hors pair et dotés d’un humour qui n’est pas de façade uniquement durant le show

Madame Moustache en pleine action
Madame Moustache en pleine action
Au terme de cet avant-concert, le public se dirigeait vers la salle aux fauteuils bleus…
Et là, dès les premières secondes du spectacle, une fois que Maurice Segall et Luc Sotiras se sont retirés après leurs brèves interventions, ça démarre au quart de tour.
Le quintet qui avoir pris la poudre d'escampette en s'échappant d'une bande dessinée de Lucky Luke va faire passer un étonnant moment au public. Avec pour débuter la fameuse chanson qui a donné le titre à l’album ! Et c’est parti pour une bonne heure non-stop !
«On vous amène avec nous dans notre monde de countri avec un i » lancent sans tarder les deux chanteuses, tout juste après les deux premières chansons.
Divetissant, enjoué, entrainant : le répertoire de Madame Moustache se laisse savourer et l'on tape spontanément des mains. Sy glisse aussi une bonne dose d’humour, avec nombre de chansons aux thèmes mélancoliques mais joués avec une bonne humeur des plus communicatives : par exemple l’histoire du chum qui s’en est allé en laissant "le vieux sapin de Noël" mais en n'oubliant pas d'emporter « Les speakers ». Autre histoire de rupture encore avec l'inoubliable Johnny, le fameux despérado dont on a gardé le chapeau !

Et au fur et mesure qu’avance le spectacle, le violoniste Guillaume Duchesneau prend de plus en plus d’importance. Il sort de l’ombre au propre comme au figuré

Guillaume Duchesneau, violoniste et rocker
Guillaume Duchesneau, violoniste et rocker
L’excellent guitariste Mathieu Vigneault offre au concert un ton résolument moderne, voire rock en maintes occasions.
Le ton est donné. Et au fur et mesure qu’avance le spectacle, le violoniste Guillaume Duchesneau prend de plus en plus d’importance. Il sort de l’ombre au propre comme au figuré, jusqu’à occuper une place centrale dans le concert, quand il se transforme en chanteur accompagné par les quatre autres membres de la formation.
Surprise de taille quand il présente la chanson que son frère lui susurrait gentiment à l’oreille avant qu’il ne s’endorme… Réveil assuré !
C’est une des subtilités de ce spectacle : ne pas réduire l'apparition de Madame Moustache à un efficace enchainement de "rythmes country".
Et même si un hommage est rendu au final à Johnny Cash, on se promène tout au long du concert dans divers univers avec cette bande de joyeux drilles : des musiciens hors pair dotés d’un humour qui n’est pas de façade uniquement durant le show.

"Quand les ancêtres ont été déportés en 1755, et qu’ils ont ramé pour regagner leur terre promise, c’est certain que ca forge des cœurs, forts, fiers, fidèles et convaincus"

AAH ! LES DEFERLANTES ! : feu d'artifice final signé Madame Moustache et Swing
Le batteur « Benji Vigneault » assure le tempo sans failles, alors que les deux fondatrices du groupe s’en donnent à cœur joie, coiffées de leurs chapeaux de western.
Julie Ross (voix et guitare) et Geneviève Néron (voix et basse) sont à l’origine de cette formation qui va peut-être hérisser le poil des puristes quand ils se lancent dans un country malaxé par du métal. Et c’est parti pour un nouveau délire musical, gestes à l’appui !
Qu’importe les esprits chagrins peu sensibles à cette nouvelle escapade musicale, le public savoure. Et se laisse surprendre et apprivoiser… comme ce sera le cas un peu plus tard quand tout le monde sera debout pour reprendre ensemble les gestes indispensables pour accompagner certaines refrains country !
Y a de l’ambiance sur scène mais aussi dans la salle. Une salle qui sait aussi être très attentive quand Julie plonge dans l’histoire de ses grands-parents qui se sont rencontrés en 1934, à Tracadie-Sheila, terre acadienne, Nouveau-Brunswick : la rencontre d’un homme et d’une femme, une histoire d’amour qui subira la séparation par obligation militaire.
Et la co-fondatrice de Madame Moustache de préciser : «Quand les ancêtres ont été déportés en 1755, et qu’ils ont ramé pour regagner leur terre promise, c’est certain que ca forge des cœurs, forts, fiers, fidèles et convaincus ». Autant de qualificatifs que la chanteuse reprend pour définir le texte de sa grand-mère retrouvé derrière une photo de son grand-père.
C’est tout ça Madame Moustache et encore bien d’autres choses, comme l’explique Geneviève Néron quand elle donne les clés du répertoire : "entre rock agricole, countri urbain, musique countri effrontée, countri pas barré et notre préféré : de la musique pour gens un peu égarés ».

Un son nouveau signé Swing ou l'art de jongler entre musique trad' et techno
Un son nouveau signé Swing ou l'art de jongler entre musique trad' et techno

La salle est conquise : on tape dans les mains, on tape des pieds et Swing fait décoller le Train-Théâtre durant plus d’une heure

Au contact direct du public
Au contact direct du public
Et puis, après l’entracte, l’ambiance festive reprend de plus belle avec le trio Swing. Ca commence en douceur quand le DJ Nicolas Wong s’affaire sur la scène, avec un balai à la main …
Mais ça ne va pas durer, et voici que résonne en sourdine des accents traditionnels de musique folklorique qui semblent provenir d'un vieux poste de radio un peu grésillant …
Et voici qu’apparait Michel Bénac avec un micro de cibiste à la main lançant un appel, histoire de retrouver sa route …
Et la réponse surgit du violon de son complice b[Jean-Philippe Goulet, presqu’aussitôt secondé par des accents rock : en piste pour Born to be wild du groupe canadien Steppenwolff.]b
Ca décoiffe ! Pas de doute, la salle est conquise : on tape dans les mains, on tape des pieds et Swing fait décoller le Train-Théâtre durant plus d’une heure.
Avec Swing, pas d’hésitation : on sait que ça va groover un max. Avec ici et là des clins d’œil sortant du registre techno-trad, comme la chanson sur un amour de jeunesse à laquelle on n’a jamais avoué ses sentiments. Ah la belle Edith 18 ans, et son fameux gilet vert !
Mais derrière l’ambiance électro-gigue, s'affirme aussi la volonté de dire haut et fort qu’on ne se laissera pas assimiler par un environnement majoritairement anglophone : le destin de plus de 700 000 francophones en Ontario…
Une réalité ignorée de la plupart des Français qui découvrent Swing et n’en retiennent que l’image d’un groupe festif qui fait danser et chanter avec des titres comme « La tête me tourne encore ». Ou alors leur énergique reprise de CD Buddy, un des tubes du groupe acadien 1755 : belle manière de terminer un spectacle aussi intense !

AAH ! LES DEFERLANTES ! : feu d'artifice final signé Madame Moustache et Swing

Swing a l’art de vous envoyer quelques vérités qui ne sont pas évidentes à entendre. Surtout pour ceux qui réduisent la francophonie nord-américaine au seul Québec

Le spectacle de Swing est aussi très visuel : ici le  DJ danseur en pleine action !
Le spectacle de Swing est aussi très visuel : ici le DJ danseur en pleine action !
Avec ses allures de Tintin souriant qui ne tient pas en place, bondissant comme s’il portait des baskets à ressorts, Michel Bénac occupe l’espace scénique avec fougue.
Son complice Jean-Philippe Goulet bouge moins, et c’est dans cette complémentarité que se forge l'âme du duo. Swing se produit cependant dans une formule à trois, avec un complice aux platines et en pleine action sur la scène et dans le public !
Le jeune Nicolas Wong apporte un plus à Swing, en tant que DJ et « breakdancer » dont les prestations provoquent immédiatement applaudissements et encouragements. Surtout quand il quitte la scène pour courir dans la salle, inviter une spectatrice à danser, serrer des mains aussi …
Mais ici et là, au détour d’une phrase chantée ou prononcée entre deux refrains, Swing a l’art de vous envoyer quelques vérités qui ne sont pas évidentes à entendre pour tout le monde. Surtout pas pour ceux qui réduisent la francophonie nord-américaine au seul Québec.
Car pas question pour Swing de se laisser assimiler par le Québec : c’est aussi un des combats de Jean-Philippe Goulet et Michel Bénac. En témoigne la chanson One Day, qui ouvre leur 3ème album Tradarnac sorti en 2007.
Chanson qui suscita une polémique, le groupe ayant fait la une du National Post, du Citizen d’Ottawa et plusieurs autres quotidiens nationaux anglophones, comme le relate le site de l’APCM, l’association des professionnels de la chanson et de la musique parlant même de «créé un malaise fédéral auprès de la communauté anglophone».
Selon l’APCM, ce titre «décrit les stéréotypes que l’on rencontre dans un pays officiellement bilingue est à l'égard de personne. Elle décrit très bien la réalité des francophones d'ici. En voulant simplement faire un clin d’œil à cette réalité, le groupe s’est retrouvé en plein scandale linguistique, que l’on appelle maintenant le “Swing gate”.
Il est vrai que Swing n’y pas allé de main morte, en évoquant le télé-journal et la surabondance de nouvelles sur les rues de Montréal !

Michel Benac et  Jean-Philippe Goulet : l'âme de Swing
Michel Benac et Jean-Philippe Goulet : l'âme de Swing

Bouche close, regard barré et oreilles fermées : Swing symbolise le bilinguisme mal respecté en Ontario

Final de One day, chanson sur le bilinguisme non respecté : ne rien voir, ne rien entendre, ne rien écouter ?
Final de One day, chanson sur le bilinguisme non respecté : ne rien voir, ne rien entendre, ne rien écouter ?
Et en terminant au Train-Théâtre cette chanson avec la main posée sur la bouche, Swing en rajoute dans le symbole. Dans sa rage de dire, de chanter, de crier son identité franco-ontaroise qui n’est pas celle du Québec.
Que ce soit lors de leurs tournées en milieu scolaire en Ontario – avec leur répertoire qui parle aux jeunes francophones évoluant quotidiennement dans un environnement à majorité anglophone – ou durant des concerts pour tous publics comme au Train-Théâtre, Swing ne dévie pas de la ligne musicale d’origine.
Et même en consacrant une chanson à la Louisiane- autre espace où la francophonie d’Amérique du Nord a encore plus de difficultés à (sur)vivre – Swing n’en abandonne pas pour autant son entrain communicatif.
La farouche volonté de Swing quant à la pratique de la langue drançaise rappelle la démarche de Daniel ROA , un des artistes de la relève invité au festival de Portes-lès-Valence. Lui aussi dit et répète que le Manitoba n’est pas une région du Québec. Et encore moins un pays d’Afrique comme on le lui a déjà demandé !
Cette carte d’une francophonie vivante, joyeuse et sans complexes, elle a été jouée à fond par ce festival comme en témoigneront les entretiens réalisés avec Cindy Doire, Daniel ROA et Tricia Foster. A découvrir prochainement sur ce webmagazine.
Mais nous n’en sommes pas encore là. Le répertoire techno-trad de Swing, a clôturé avec enthousiasme cette première édition. Enfin pas tout à fait, car une dernière escale francophone n’avait pas encore été jouée à l’issue du concert de Swing. Une carte proposé lundi 23 mars au Lux, scène nationale à Valence : projection de « 1981 » de Ricardo Trogi et « les doigts croches « de Ken Scott.
Une soirée avec embarquement immédiat pour un voyage au Québec dans un état d’esprit ainsi évoqué dans le dossier de presse : »Autour d’un banque découverte d’une cinématographie et des écritures contemporaines en collaboration avec le Train-Théâtre et la Délégation du Québec, en écho au festival AAH Les Déferlantes ».

Comme pour tenter d’arrêter le temps, pour prolonger cette ambiance entre retrouvailles amicales et contacts professionnels, rencontres entre publics séduits et talents heureux de se produire dans d’excellentes conditions techniques

Public conquis avec Madame Moustache : en attendant la 2ème édition de AAH ! Les Déferlantes! en mars 2011 au Train-Théâtre à Portes-lès-Valence
Public conquis avec Madame Moustache : en attendant la 2ème édition de AAH ! Les Déferlantes! en mars 2011 au Train-Théâtre à Portes-lès-Valence
Dernière image de cette première édition. Celle d’une poignée de bénévoles qui visiblement n’arrivaient pas à quitter le hall du Train-Théâtre.
Comme pour tenter d’arrêter le temps, pour prolonger encore un peu plus cette belle ambiance entre retrouvailles amicales et contacts professionnels, et rencontres entre publics séduits et talents heureux de se produire dans d’excellentes conditions techniques, notamment au son et aux lumières.
Les affiches bien en évidence dans les vitrines, aux portes d’entrée, du Train-Théâtre ont été enlevées. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine, en mars 2011, pour une deuxième édition dont la programmation est pratiquement bouclée.
C’est aussi un des sujets abordés lors de l’entretien réalisé avec Luc Sotiras, directeur du Train-Théâtre, quelques heures avant que Madame Moustache et Swing ne mettent le feu à la salle. Un entretien publié sous peu, histoire de faire le point sur cette première édition enracinée dans la programmation d’un Train-Théâtre où la chanson occupe une place privilégiée. Comment s’annonce la suite de ce festival francophone à Portes-lès-Valence ? Quelles leçons tirer de cette première édition organisée au 12 au 18 mars 2010 ?
A suivre, avec en prime des photos prises dans les coulisses de ce festival qui perpétue efficacement le flambeau allumé par Passerelle Francophone, alias Maurice et Françoise Segall, durant l’été 1998 à Capbreton dans les Landes, près de l’océan. Un flambeau efficacement et avec succès par Luc Sotiras et toute l’équipe du Train-Théâtre.

De gauche à droite : Albert Weber, Jean-François Laffitte (Voix du Sud), Luc Sotiras, Michel Benac et Maurice Segall.
De gauche à droite : Albert Weber, Jean-François Laffitte (Voix du Sud), Luc Sotiras, Michel Benac et Maurice Segall.

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Vendredi 19 Mars 2010
Albert Weber







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Bernard Giraudeau : un grand monsieur du cinéma français s'en est allé.

Bernard Giraudeau est décédé ce samedi 17 juillet à Paris à l'âge de 63 ans des suites d'une longue bataille contre le cancer.
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Catherine Major ; Mister Valaire, Béatrice Martin alias Cœur de Pirate, Alexandre Desilets, Ariane Moffatt, Les Cowboys Fringants, Michel Rivard et le groupe Orange Orange sont au rendez-vous.
Au programme aussi de cette 26ème édition Jacques Dutronc, Jacques Higelin, -M-, Charlotte Gainsbourg, Gaëtan Roussel, Pierre Souchon, Jeanne Cherhal, Miossec, Vanessa Paradis, Malicorne, Gabriel Yacoub, Dominique A, Diam's, Alain Souchon, Laurent Voulzy, etc.
A noter un nouveau venu dans la collection des prix 2010 des Francofolies avec l’ajout du Prix Félix Leclerc destiné à « faire chanson neuve ».
La Fondation Félix Leclerc désire ainsi encourager la relève de la chanson française dans le cadre de ce prix international avec deux lauréats, un de chaque côté de l'Atlantique. Il est remis à un artiste québécois sélectionné dans la programmation des Francofolies de Montréal et à un artiste français du Chantier Francos programmé à La Rochelle !
Le lauréat québécois, l'excellent auteur-compositeur-interprète Damien Robitaille, suivra en 2011 un stage de perfectionnement scénique et se produira au Théâtre Verdière dans le cadre des Francos.
Qui remportera le Prix Félix Leclerc parmi les artistes de la présélection française ? Babet, Carmen Maria Vega, L, La Fiancée, Lili Ster, Mariscal, Robin Leduc ou ZAZ ? Résultat le 17 juillet au cours de la conférence de presse-bilan du festival.
Sites à visiter : Francofolies - Fondation Félix Leclerc
Albert Weber

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